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tel que je suis...ou presqueAugust 04 Poum poumIl est venu, il est parti.
Et entre les deux?
Un festival de connivences, de rires, de verres de vin, de musique, d'heures bleues-nuit profondes, de découvertes, d'envies, d'empathie.
J'aime celui qu'il est, d'un amour rare.
Tout c'qui nous sépare, tout c'qui nous réunit, avec plein qui répare : merci mon ami.
July 22 Le soleil donneEté dur et heureux à la fois.
Beaucoup de densité en tous cas : des bienveillances, des sourires, des franchises (pas médicales elles), des peurs par milliers, et beaucoup d'espoir, toujours beaucoup d'espoir.
De ce véritable patchwork émotionnel et factuel, une certitude émane : je vais bien, et j'ai envie.
Au travail la majeur partie du temps, avec ces ados qui vous arrachent à vous et vous flanquent ailleurs (mais ailleurs c'est vous aussi), à naviguer d'amis en potes, de barbec en terrasses ces puits de sourire que j'évoquais, à être heureux pour ma jolie amoureuse qui sans doutes repartira bientôt écrire la suite de sa page, à jeter l'oeil attentif et préoccupé sur l'actu (et du coup à m'énerver sur l'impardonnable Lang, la si mauvaise Royal ou la com chrétienne de Bétancourt par exemple), à porter à bouts de bras mes deux femmes enfin émancipées, à rêver de ces vacances presque toutes prochaines, à avoir aimé être avec lui, ce mec si différent dont les bras m'ont fait tant de bien et à sourire à la certitude qu'il restera dans ma vie, à ne pas éprouver le vertige de ce célibat récent (bizarrement), à me saouler des derniers Camille, Christophe, Brigitte Fontaine, à attendre le prochain Farmer, à résonner sur toute chose sur laquelle mon regard se pose, à chérir les mouvements auquel je m'adonne dès que je suis seul (vivement septembre et la reprise des cours de Sylvie), à courir après les heures de sommeil et à aimer mes journées et celles qui viendront... à tout ça je passe le temps, ce temps que Joël Collado en direct de Rosny-sous-Bois (ah non ça c'est les prévisions routières) annonce si beau pour les jours à venir.
Et moi, pour une fois, j'ai confiance en Météo France. March 18 J'ai rendez-vous avec vousJanuary 26 Dancing machineRepris la danse ce matin. Dure reprise (je n'avais pas dansé depuis plus d'un mois) mais ô combien salvatrice. J'ai dû tout rattraper, et dans cet exercice souvent confus et qui vous perd, j'ai trouvé du plaisir et de la qualité de mouvement.
Bon d'accord c'est peut-être un peu obscur ce que je dis là mais moi je m'y retrouve.
Et puis je vais rejoindre un atelier en plus de mes cours habituels, et puis ces deux créations en juin prochain.... un joli défi mais surtout un équilibre nécessaire.
L'hiver souffle une lumière froide et dense ce matin, cette lumière d'hiver si racée, si sereine et douce, si énergisante.
Euphorie de janvier
Pantin dans le tiroir
On court dans le glacier
De la ville en miroir
Que revienne l'Hiver
Aux splendeurs impériales
Au gîvre pâle et vert
Aux caresses...martiales!
January 18 hey sistaaaa!
Petits extraits d'une séance photo faite par Coralie avec Chloé, ma petite soeur, pour élaborer un cadeau de Noël pour notre môman. (les deux nombrils c'est du symbole en puissance : ils ont tous deux été raccordés à la Mamma par le lombric ombilical (hé!)) L'occasion pour moi surtout de dire ici que je m'étonne toujours plus de la voir grandir, prendre de l'épaisseur, s'affirmer en tant que personne à part entière. Elle cesse de plus en plus de s'excuser d'être là, même si l'humilité reste l'un de ses traits de caractère les plus pregnants. La côtoyer est toujours plus l'occasion de mon émerveillement.
January 11 Touche pas à mes 35h!!!!!!Un nouvel album photo : celui de la soirée d'anniversaire de Coralie. J'aime bien ces photos assez... alcoolisées (oui les photos peuvent être alcoolisées elles aussi quand leurs sujets le sont à un stade certain) , et encore, j'en ai enlevé les plus... compromettantes!
Sinon tout va plutôt bien, même très bien.
Rien à ajouter, je m'en vais bosser. January 03 Gigi??? cé toua là-bas dans lé nouar???!!!Pour une résurgence.... c'est une résurgence!
J'en suis encore tout béat, tout attendri, tout heureux.
14 ans plus tard, voilà que mon 1er amour refait surface, par l'ironique "magie" de facebook. Dieu que c'est tout sauf romantique...
Mais que c'est bon et bien aussi.
Je lui ai tout livré, tout ce qu'il ne savait pas. ça aurait pu l'amuser, le pétrifier, l'énerver ou que sais-je... livrer de telles choses c'est un peu égoïste dans le fond, et ça ne doit pas être facile à recevoir.
Il a au contraire été touché je crois, en tous cas extrêmement.... résonnant!
Et ça, ça me procure un plaisir certain, comme si ces mois entiers à tourner en vase clos dans une histoire toute subjective, construite et vaine trouvaient là un heureux et apaisé dénouement.
Je crois qu'il est devenu une très belle personne. (et je ne doute pas qu'il l'ait toujours été). Ses réactions mais également ce qu'il produit, fait, crée dans sa vie, ce que je perçois de lui en témoignent.
Et là c'est également une très grande source de contentement. Je crois que j'aurais détesté qu'il soit un gros con, qu'il soit vide ou vain. Il fallait que le souvenir reste beau. Qu'il trouve un joli mais adulte dénouement.
Comme une boucle achevée, 14 ans après, et là je vais éviter les considérations nostalgiques, car cette période ne récelle aucune nostalgie pour moi, ou les pseudo considérations sur ce foutu temps qui passe, parce que je n'en suis pas triste.
Comme une boucle achevée, 14 ans après, mais qui sonne avant tout comme une jolie rencontre, celle de deux personnes qui ne se connaissent finalement pas et qui trouvent manifestement de points d'achoppement, une matière qui donne envie d'aller voir de l'autre côté de.
Alors peut-être confronterons nous un jour nos deux individualités autour d'un verre, avec la tendresse dûe au geste, à l'Histoire, mais j'espère surtout avec la curiosité et l'envie de découvrir qui nous sommes.
De nouveau, et toujours sans ironie : Merci la vie.
(et merci Bertrand Blier ^^) November 23 la galerie des glacesJournée thé vert, lecture, sport, étirements, Barbara, lessives et plantes vertes... journée que je me suis octroyée presque sans scrupules (presque). Sinon j'ai découvert hier soir que je n'avais plus besoin de sous titres pour voir un film ou une série en VO (en langue anglaise, parce que pour l'albanais, il me faut encore les VOST), et que ces sous-titres devenaient même insupportables (oui ben foutez-vous de moi mais moi j'en suis content de cette petite découverte), découvert tout à l'heure que j'avais gagné en souplesse en très peu de temps (pareil, souriez, mais pour le petit danseur que je suis ça a son importance), et découvert aussi que j'étais un gros con (mais ça je le savais déjà un peu quand même, et certains d'entre vous aussi je crois bien).
On a les petites joies, les petits riens, les prises de conscience et les faiblesses que l'on peut.
mes amis pardon, et les autres aussi. November 22 n'importe quoiedit : l'impudeur la plus totale siège dans les lignes à venir, c'était facile et je n'en suis pas fier.
Va au diable...... VA AU DIABLE! Mots volés à la pouffe exilée de Biolay pour exprimer là tout de suite l'urgence de cette haine évidemment triste, évidemment pathétique, évidemment moche, et qui n'est même plus forte. Pourquoi suis-je allé voir.... Ils emploient certainement les mêmes mots, il doit y avoir le même "loup" dans sa voix chevrotée. l'autre a l'air classe, beau, furieusement tendance-hype-show off-artiste-délire... il passera certainement plus facilement l'hiver que moi (et finalement ça me fait rire). Pourquoi suis-je allé voir... faut que j'arrête de me faire chier sur le net, ça m'évitera d'avoir ce genre d'idée et de curiosité.
ça vient d'arriver et en fait ça va tout de suite mieux. Je l'ai presque tué je crois. Patience familière, les fruits tomberont bientôt, et....
... et ils tombent déjà. j'aime cette période d'effusion des dermes, des tiges et des terriers. Hiver automne été.
J'aime aussi la chose qui nait à côté de moi, de l'autre côté de l'écran, même si j'aimerais bien que le jeu cesse parfois. J'aime les symboles de gens croisés certains moments, comme tout à l'heure, signes dont on cherche en vain le sens puisqu'ils n'en ont pas. j'aime cette envie forte, je te l'ai dit déjà, de passer du temps, du "vrai" temps avec cet ami là.
J'aime la nuit longue et profonde que je m'apprête à passer pour ne pas péter les plombs (parfois l'impression de devenir fou) après ces journées qui m'ont mis le cerveau n'importe comment, n'importe où et surtout nulle part. L'ivresse du travail, la boulimie de faire qui se mue au bout d'un moment en "trop", en "stop".
10h de sommeil consécutives et tout ira bien.
Reste où tu es finalement, je ne t'en veux pas. Aime-le évidemment puisque tu n'as heureusement pas attendu mon aval pour ça. Réinvente les mots que je croyais créés pour moi, il le mérite certainement au moins tout autant.
Vis bien, vis comme tu peux, au moins un peu heureux.
et à la tienne tiens!
November 13 le moi interrogéDeux créations de quelqu'un que j'aime particulièrement.
J'imagine (j'espère) qu'il ne m'en voudra pas de les lui avoir fauchées, et je vous invite à vous rendre sur son espace, souvent très touchant, si vous ne le connaissez pas déjà :
Il y a quelque-chose de l'identité , je trouve, dans ces deux créations que j'aime beaucoup (touchant encore une fois).
Sinon ça va bien, toujours, encore, et pour longtemps.
November 12 Délices et orgueJ'ai l'impression d'enfin sortir d'une période assez pourrie.
Arrêt de tabac chaotique, tombé malade plusieurs fois de suite, tendance perpetuelle à remballer chacun et n'importe qui pour un rien de préférence, égoïsme libéré, surtout ne rien supporter et surtout personne, manque de coeur à l'ouvrage dans tout...
Et là depuis quelques jours, depuis quelques temps, tout me semble différent. une envie permanente de sport, une motivation et une capacité de travail décuplées, une capacité d'explosion atomique (un peu) restreinte... je me retrouve et ça fait du bien.
Pourtant je n'ai pas envie de perdre ce bonhomme et sa solarité que j'ai envie d'accompagner malgré l'orgueil entamé et les vexations légitimes ou non, pourtant le néant de mon compte en banque persiste encore un peu, pourtant les ombres comme dirait l'autre.
Chaque instant m'est donné et je le lêche à tous ses fruits.
"moi je fourmille de mille aiguilles dans un calice de pur délice"
November 08 conJe suis malheureuse ! parce que ...
je suis conne Et que tout le monde est con Parce que j'ai raté ma vie J'ai raté mon évolution spirituelle Je n'ai pas appartenu à un ordre initiatique CONNE Je suis passée à côté de l'amour, l'amour Quand il s'est présenté à moi Avec sa Mercedes rose bonbon Et sa poitrine nue et dorée Je l'ai laissé sur le bord de la route Et je suis montée dans une 2CV pourrie Où y'avait un chien qui puait CONNE CONNE Je n'ai pas respecté mon père et ma mère Y'a pas d'secret, y'a pas d 'mystère J'ai négligé mes devoirs envers l'univers Au niveau du concret je suis archi tache Je ne sais même pas jouer de la guitare électrique CONNE CONNE Je ne sais même pas parler une langue étrangère Je n'ai pas fait un travail sur mon corps Et je suis incapable de passer l'aspirateur Parce que je suis conne Parce que je suis conne CONNE CONNE CONNE... Brigitte Fontaine. October 22 La mémoire sale (de qui se Mocquet-on??? ah ah)A propos de la fameuse obligation de lire ce jour le lettre de Guy Mocquet aux élèves du secondaire....
Je crois que les enseignants ont vu arriver l'ordre de lire cette lettre comme un cheveu sur la soupe.
Dans le journal de 8h ce matin sur Inter d'ailleurs, un professeur d'éducation physique disait ne vraiment pas comprendre pourquoi on lui demandait à elle de lire cette lettre dans son cours. Ce genre de référence historique doit être accompagnée pédagogiquement, on ne peut pas balancer ça à des élèves sans contexte, sans explications, sans références, sans travail préalable sur cette période, cette histoire. Que cette lettre soit lue dans le cadre de cours d'histoire alors même que les élèves auraient bossé la période 39/45, oui évidemment oui! Mais que des élèves de 6ème par ex, qui n'ont pas cette période dans leur programme se voient lire une lettre sortie de nulle part sans autre explication que "ben il était tout jeune, il s'appelait Guy Mocquet, il était résistant et il a été fussillé" : je n'en vois vraiment pas l'utilité. De plus cette lettre forte, aux ressorts émotifs faciles et évidents, générant automatiquement des sentiments conséquents, n'est vraiment pas je crois à lire à des enfants sans accompagnement, sans travail préalable comme je le disais. Je trouve vraiment que l'injonction faite aux enseignants de lire cette lettre le jour de l'anniversaire de la mort de ce jeune homme est démago et inutile. C'est très TF1 en fait. Sous couvert d'instruction, de citoyenneté, de transmission de valeurs républicaines, on balance un truc bien larmoyant, bien manichéen et on pense avoir rempli sa mission. Sans parler des relans presque pétainistes d'une telle lettre (amour des parents, famille, patrie....) qu'on ne peut croire totalement étrangers à l'affection particulière que semble lui porter Sarkosy.
Ma question est : qu'est ce que des élèves, à mille lieux de ces préoccupations, vont retirer de la lecture de cette lettre une fois, comme ça, en cours d'anglais, de sport, de physique ou de Maths? Qu'est ce qui va en rester? Quelle en sera la signification pour eux? Bref à mon sens un artifice alors que les questions soulevées dans cette lettre et surtout dans le contexte de celle-ci méritent tellement plus... Pour finir, j'aime assez la campagne d'affichage toute récente du PCF (que je ne parv iens pas à trouver là, même sur leur site, désolé) qui profite de cette nouvelle abérration sarkosyste pour tant bien que mal essayer d'engranger quelques adhésions ou en tous cas une visibilité (on ne va pas leur en vouloir...)
October 09 Après dissipation des brûmes matinales...Des choses se dénouent en ce moment, se résorbent, se solutionnent, se concluent, s'évaporent.
Une béquille ancestrale que l'on se résoud à quitter (la cigarette), un PACS enfin rompu, une écharpe mal-destinée qui doit se tendre en point d'exclamation final... Elles dressent le lit d'un présent et d'un avenir déjà aimés.
Il y a cette lumière, qui ne s'éteint jamais, comme un cerbère, comme les feux d'un banquet August 30 Oui J'ai quitté l'eau pour l'asphalte.
Rentrée sympathique néanmoins : douce, ensoleillée, motivée...
Mes journées sont rythmées par des réveils décidemment difficiles, un travail qui me plait bien, un peu de sport, des apéros, des repas entre amis bien agréables, une présence proche et lointaine pas déplaisante, des échanges virtuels qui figent un sourire...
Bref tout va bien.
Et une petite vidéo faite avec ma douce amie-coloc-soeur-esthéticienne (je vous ai déjà dit que je l'aimais?) qui témoigne, si besoin était, du bon goût et du talent dont je sais si souvent faire preuve...
August 17 summer pleasuresDe retour de vacances familiales fort agréable, en hédonisme total, flottant entre mer et ciel, dominé de soleil.
oui, je sais, ça fait beaucoup de photos...
July 23 Such a perfect dayL'été me gagne petit à petit. Je vais bien, je profite je crois de chaque moment doux, solaire, généreux ou tendre. La pluie comme le soleil me vont, mes amis me comblent, ces enfants aussi et au final mes journées (en dehors du travail qui lui aussi me satisfait) sont emplies de sourires, de respirations profondes et sécurisées, de conviction, de rires beaucoup, et même mes mélancolies me sont douces et sereines.
Promesse de la mer qui m'attend (j'aime à le croire lol), d'un écrin hâlé qui serait le mien, du sel, de la vision bleue et troublée, de cette plénitude sensorielle là. Mais ce n'est pas une fuite, c'est un plongeon dans la vie, dans le réel.
Clichés du WE dernier, un WE plein de gens beaux et que j'aime. July 20 Une autre histoire?Un petit montage fait par mes amis (à mon insu évidemment), et projeté lors de mon anniversaire.
Le tout sur une chanson que j'affectionne particulièrement (bien qu'objectivement mauvaise, elle soulève chez moi depuis que je suis tout gamin, un truc indescriptible comme une mélancolie énergique....).
Merci à Renaud pour la mise en ligne!!! July 13 ça ira mieux demain....Juste une ivresse Pour que l'on cesse de boire Une cicatrice Pour que l'on puisse y voir Où que l'on aille Nos fiançailles Juste une audace Pour qu'on s'embrasse un peu Une friandise Pour qu'on attise le feu Où que l'on aille Nos fiançailles Fuerte fuerte Y con la muerte Voy a hacerte una cancíon Dentro dentro Y con el viento Me atormento sin razón Où que l'on aille Nos fiançailles Lourds sont nos promesses et nos liens Courts sont les kilomètres en train Sourds ses mots d'amour et les miens Sourds ses mots d'amour et les miens Juste une ivresse Pour que l'on cesse de boire Une cicatrice Pour que l'on puisse y voir Où que l'on aille Nos fiançailles A la mi-juillet Quand on soupire aux portes Quand le cœur nous emporte Et qu'on a mal aux reins Et qu'on se dit que rien N'est aussi prestigieux Que les sommets neigeux Quand on se dit peut-être Ce que l'on voudrait être Juste au-dessus des règles Quand on se dit qu'on peut être... Un aigle Bande originale de journées où je suis un peu perdu, un été naissant (enfin), un échec professionnel, un égo entamé, une nausée permanente et me voilà tout nu. Je sais que je ne devrais pas. tant pis July 07 Les clichés de l'enviePiscine, ne rien faire, Paris, gaypride, expo d'Annette Messager... quelques instantanés de ce début d'été.
La tête en été, le coeur azimuté. June 21 I'm starting with the man in the mirrorCes dernières semaines ont été chargées, et particulièrement difficiles nerveusement. Peu de temps et surtout peu d'énergie pour écrire ici.
Mais depuis lundi j'opère comme un retour à la "normale", j'ai fini d'agir comme un robot qui fait les choses de manière désincarnée, parce qu'il faut les faire, parce qu'il faut avancer, parce qu'il faut prendre part plus que jamais à cet affrontement collectif déséspéré.
Je parle peu, fume beaucoup, n'ai plus le courage et le réflexe du sport, plus l'élan de la lecture, je n'attends que le sommeil comme gouffre amnésiant qui devient alors l'unique souhait, le seul espace de réelle solitude dont j'ai tant besoin en ces dernières heures de devoir. Je culpabilise de quitter mon travail plus tôt que d'habitude afin de pouvoir honorer mes engagements collectifs, pourtant je rattrape en commençant plus tôt et en restant entre 12h et 14h chaque jour. Mais je culpabilise d'autant plus que je sens ces ultimes actions militantes vaines, poisseuses, pluvieuses et pleines de rage. Je marche au radar, m'enfonce docile dans ce brouillard qui rappelle 1993, qui rappelle le désenchantement.
Jusqu'à ce dimanche où porté par les derniers cafés avec ces personnes familières, parfois amies, ou qui me sont insupportables je récolte les résultats, prie mon interlocuteur téléphonique de parler plus fort, lui parle comme un froid ordinateur, lui demande de me donner dans l'ordre, sans blabla et distinctement les chiffres. Je note vite et mal tous ces choffres que je ne vois même plus et les donne à Mathieu. Tout va très vite. Pourtant cela a dû durer plus d'une heure. Mais nous sommes tous portés de manière mécanique dans la barque du styx, où rien n'existe en dehors du sillage que nous traçons et que nous ne prenons même pas le temps de regarder.
Et puis soudain des regards, on s'arrête parfois , on essuie nos fronts, on respire fort, on sourit enfin : il se passe quelque chose. Le combat perdu d'avance depuis ce dimanche 10 juin se mue en essor inespéré. Et si.... et si tu allais le battre....
465 voix... voilà la poignée de terre qui empêche ces longs mois de travail, ces profondes convictions, cette gestation joyeuse et douloureuse comme la vie d'éclore en victoire.
Pourtant je souris, pourtant nous sommes plusieurs à sourire, pourtant Mathieu lui-même sourit. Ce qu'il a fait était inespéré, ce que nous avons fait est beau. Au sein de ces immeubles, au coeur de ces maisons, au creux de ces rues des gens croient encore au vivre ensemble, des gens ont peur d'une société qui opposerait ses acteurs entre eux, des gens pensent encore éducation, santé pour tous, solidarité....
Epuisé moralement et physiquement, mais porté par cette joie intérieure, cet étonnement ému et ironique, je rentre et décide de changer de tête. Je décide aussi de dormir enfin, pour de vrai. Je décide d'être bien, apaisé, fier de nous, fier d'eux, je décide d'être moi, aimé ou pas, désiré ou pas.
Ces 8 mois de campagne s'évanouissent sous l'orage, sont lavés par la pluie, s'évaporent discrètement au soleil nouveau. Celui de l'été sans fin: le mien, le vôtre.
I'm gonna make a change, For once in my life It's gonna feel real good, Gonna make a difference Gonna make it right . . . June 03 L'été des promessesWeek-end fourni, agréable et serein. Avec un vent d'été qui sent le sexe, la peau, le regard qui trouve, la main et les lèvres qui atteignent.
Travail (concerts, danse hip-hop, graff, foot...), fatigue, sommeil, fête des mères, amour des miens, soleil, sieste, terrase, cinéma...
Cinéma.
J'en reviens juste. "Les chansons d'amour" d'Honoré. J'ai beaucoup aimé. Acteurs impeccables, personnages bien dessinés même si ce ne sont que des secondaires, jolie utilisation de chansons dont certaines sont vraiment bonnes, jolis dialogues-duos, film assez bobo il est vrai mais moi je m'y retrouve bien justement Film vraiment très plaisant, parfois grave mais très frais, donne l'envie d'aimer mais je vais me coucher mordre mon oreiller, à dents pleines. May 31 Amis, sushis, sourire et botaniqueQuelques petits instantanés de ces derniers jours.
Pas envie de disserter particulièrement, mais ça va bien, mieux.
Je vous avais juré ne pas m'incliner face au moi sombre. Je tiens promesse. May 29 ...on vit pour le printemps, et quand le printemps meurt, pour le prochain printempsLe temps est froid, le vent s'affaire, le gris préside le ciel, les murs, la cour, mes chaussures, mon bureau...
Des histoires tristes ça et là me sont livrées depuis ce matin, des solitudes qui font écho, écho à la mienne.
Un décès, ces personnes qui se séparent, ce petit bout qui se sent perdu, ne comprend pas ou comprend trop bien, ce pied qui me fait mal et m'empêche l'énergie d'une course ou d'une danse qui seraient pourtant salvatrices, cette propension nouvelle à louper mon réveil, cette montagne de choses à abattre, venir à bout enfin de cette semaine, cet ami si loin que j'aimerais proche, et cette solitude donc, reine de la courbe de mes journées et de mes nuits, habituellement acceptée, ressentie avec quiétude mais qui aujourd'hui chante une mélopée pathétique et noire.
Un jour sans donc, un jour sans moi, ou avec mon moi éteint, chiant et 1er degré, le moi qui a envie de pleurer et de se laisser aller un peu. Le moi qui a froid.
Je ne lui céderai pas. Je vous le jure. |
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